Les tambours occupent une place essentielle — et sacrée — dans les cérémonies des cultures ancestrales, sur tous les continents. Chez nous, en Suisse romande, c'est la culture celte et le druidisme qui se rapprochent le plus des pratiques rituelles que l'on retrouve ailleurs dans le monde.
Et le tambour n'a jamais vraiment quitté nos traditions. Il bat encore dans les cortèges officiels, dans les jeunesses villageoises à la période des fêtes de fin d'année — sans que l'on sache toujours pourquoi. Sa présence dans ces célébrations puise pourtant à une origine bien plus ancienne : sa forme, son usage et les matériaux disponibles autour du monde l'ont fait évoluer, au fil des millénaires, jusqu'à l'instrument que nous fabriquons aujourd'hui.
Au-delà du rite, une dimension thérapeutique
Le rôle sacré du tambour dans les rituels des peuples d'Europe n'est qu'une partie de l'histoire. Les ondes produites par ses sons, ses fréquences et ses vibrations possèdent une dimension thérapeutique bien réelle : elles permettent d'accéder à des zones du cerveau peu sollicitées et d'atteindre des états de conscience modifiés.
On y cherche, selon les traditions, une communication avec l'invisible, un état méditatif profond, ou simplement un rééquilibrage entre le corps et l'esprit — propice au bien-être et à la sérénité. C'est ce que nous explorons, cercle après cercle, dans les forêts de Moiry et à l'atelier d'Orbe.